QUAND UNE PREMIÈRE DAME BRADE SON PAYS POUR DES BIJOUX.

Simandou: L’INCROYABLE SAGA DE LA MINE VOLÉE, RECUPERÉE, VALORISÉE. L’histoire d’une résilience africaine.

Mesdames et messieurs, installez-vous confortablement. Voici l’histoire incroyable d’une poignée de diamants, de quelques 4X4 rutilants, et d’un pays presque dépouillé de son trésor national. Imaginez : la plus grande mine de fer au monde dort paisiblement à Simandou, en Guinée. Un certain Beni Steinmetz, homme d’affaires franco-israélien aux relations dorées dans les coulisses du pouvoir, flairerait l’affaire du siècle. Mais comment mettre la main sur ce joyau ? Simple : corrompre celle qui murmure à l’oreille du président.

Mamadie Touré, la plus jeune des quatre épouses de Lansana Conté, devient la cible idéale. Pour 10 millions de dollars, des rivières de diamants, des cascades de bijoux en or et une flotte de 4X4 flambants neufs, elle accepte le marché du diable : convaincre son mari de brader la moitié de Simandou… pour la modique somme de 160 millions de dollars. Une insulte à la nation guinéenne.
Mission accomplie. Le contrat est signé. Quelques jours à peine après avoir arraché la mine pour une bouchée de pain, notre « génie » de la finance revend sa part à un consortium brésilien pour… 2,5 milliards de dollars. Oui, vous avez bien lu : de 160 millions à 2,5 milliards en quelques jours. Pendant que Mamadie Touré parade avec ses bijoux, la Guinée vient de se faire voler en plein jour.

En 2008, Lansana Conté meurt. Alpha Condé prend le pouvoir et refuse de cautionner ce vol institutionnalisé. Il dénonce le deal et engage un combat judiciaire sans précédent. Steinmetz se retrouve traqué par quatre juridictions : guinéenne, française, suisse et américaine. L’empire du prédateur commence à vaciller.
Et là, tenez-vous bien : une mystérieuse épidémie de choléra éclate en Guinée. Coïncidence ? Le pays se retrouve isolé, affaibli, et des Guinéens meurent. La pression internationale monte pour que Conakry abandonne les poursuites. Mais la Guinée tient bon. Face aux tempêtes, face aux maladies, face aux pressions, le pays refuse de céder.
En 2013, coup de théâtre à Hollywood : le FBI arrête Steinmetz aux États-Unis. Comment ? Des micros avaient été placés lors d’une conversation entre le bandit en costume et Mamadie Touré. Et qu’entendent-ils ? Steinmetz demandant à sa complice de brûler les preuves. Pathétique. Criminel. Enregistré.
Les batailles judiciaires s’enchaînent. En 2020, la victoire est totale : le consortium brésilien obtient 1,1 milliard de dollars de dédommagement de Steinmetz, et la moitié de la mine revient enfin à son propriétaire légitime : le peuple guinéen.

Puis entre en scène le Colonel Mamadi Doumbouya. Là où Condé a remporté la bataille judiciaire, Doumbouya transforme la victoire en triomphe économique. Il relance Simandou et confie l’exploitation totale de la mine aux Chinois, qui injectent 23 milliards de dollars dans le projet : 650 kilomètres de chemin de fer, un port en eaux profondes, des infrastructures dignes du XXIᵉ siècle. La Guinée percevra 15 % des bénéfices. Cette fois, le contrat est juste. Cette fois, le pays n’est pas bradé.
Pendant que Mamadie Touré vendait son pays pour des colliers, des hommes courageux refusaient de baisser les bras. Alpha Condé a tenu face aux tempêtes, aux pressions, même face au choléra instrumentalisé. Président Mamadi Doumbouya a transformé la victoire judiciaire en triomphe économique.

Aujourd’hui, Simandou n’est plus le symbole de la corruption et de la trahison. C’est la promesse d’un avenir radieux pour les Guinéens. La preuve qu’un pays africain peut dire non aux prédateurs internationaux… et gagner.
Mamadie Touré gardera ses bijoux entachés de sang. Beni Steinmetz, son casier judiciaire. La Guinée, elle, a retrouvé sa mine et sa dignité.
On ne brade pas l’avenir d’une nation pour des pierres qui brillent. Quand on essaie, le FBI finit toujours par frapper. Justice est faite. La Guinée a vaincu.

MO Hamed Zézé

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