Côte d’Ivoire: RENCONTRE ENTRE LE MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET LE CIAPOL.

LE DIRECTEUR DU CIAPOL PRESENTE LES ACQUIS, LES DÉFIS ET LES PERSPECTIVES DE L’INSTITUTION.

Le jeudi 6 février 2026 – Monsieur Abou BAMBA, Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique, a accordé une audience, à son Cabinet, à la Direction du Centre Ivoirien Antipollution (CIAPOL), conduite, bien évidemment, par son Directeur, le Professeur Bernard Ossey YAPO. Cette séance de travail s’inscrivait dans une dynamique de dialogue stratégique visant à faire le point sur les actions de lutte contre la pollution en Côte d’Ivoire et à dégager des perspectives de renforcement institutionnel.
      Le Directeur du CIAPOL, Professeur Bernard Ossey YAPO, comme dans un amphithéâtre de science de l’environnement de l’université Nangui Abrogoua où il officie en qualité de professeur titulaire, a dressé un tableau lucide des défis environnementaux auxquels le pays est confronté. La dégradation progressive des milieux aquatiques et côtiers, les pollutions industrielles et domestiques, l’envahissement des plans d’eau par les végétaux aquatiques envahissants, ainsi que les difficultés persistantes liées à la gestion des déchets constituent des menaces réelles pour les écosystèmes et la santé des populations.
Face à ces défis, le CIAPOL s’affirme comme l’organe technique central de l’État en matière de veille environnementale, de prévention et de lutte contre toutes les formes de pollution.
      Créé par le décret n° 91-662 du 09 octobre 1991,si besoin est encore de le rappeler, le CIAPOL est un Établissement Public National à caractère Administratif (EPA), placé sous la tutelle technique du Ministère en charge de l’Environnement et sous la tutelle financière du Ministère en charge de l’Économie et des Finances. Issu de la fusion du Laboratoire Central de l’Environnement et de la Compagnie d’Intervention Contre les Pollutions Marines et Lagunaires, le Centre bénéficie de plus de trente années d’expertise scientifique et opérationnelle.
Professeur Bernard Ossey YAPO a mis en avant l’étendue des missions du CIAPOL et sa présence effective sur l’ensemble du territoire national à travers ses six antennes régionales, gage de proximité et de réactivité.

la photo de famille avec le ministre Abou Bamba

      Au titre de l’année 2025, le CIAPOL a enregistré des performances notables en matière d’inspection environnementale, avec un nombre d’établissements contrôlés largement supérieur aux objectifs assignés. Ces résultats traduisent l’engagement et le professionnalisme des équipes, dans un contexte marqué par un effectif limité au regard du nombre croissant d’installations classées suivies.
Sur le terrain, les actions du CIAPOL ont eu un impact significatif, notamment à travers les opérations de dépollution de la lagune d’Abidjan, le suivi écologique des lacs de Yamoussoukro et la surveillance de la nappe phréatique dans le cadre du dossier Probo Koala. À ces interventions s’ajoute la contribution du CIAPOL à l’élaboration de stratégies nationales structurantes, telles que la lutte contre la pollution plastique et la planification spatiale maritime.
      À l’issue de la présentation du Professeur Bernard Ossey YAPO, le Ministre Abou BAMBA, qui connait bien le CIAPOL, a salué la qualité du travail accompli par le CIAPOL et ses équipes. Soulignant l’importance stratégique de cette institution, il a rappelé que ses missions dépassent la seule contrainte réglementaire et s’inscrivent dans une vision globale de développement.
Lors de sa prise de fonction, le ministre Abou BAMBA, qui n’est pas novice dans la lutte pour la protection de l’environnement, avait souligné : « À la tête de ce ministère, je m’engage à consolider les acquis, à poursuivre les réformes engagées et à œuvrer, avec détermination, à l’atteinte des objectifs de la transition écologique.» Dans cette dynamique, il a également reconnu que moins de quatre cents agents pour un centre de référence tel que le CIAPOL constituent un effectif insuffisant avant d’encourager l’institution à se doter d’un siège à la hauteur de son image et de ses responsabilités. Des pistes de solutions concrètes ont été évoquées, traduisant une volonté politique affirmée d’agir avec célérité.

Le Ministre de lenvironnement Abou Bamba et le Dr du CIAPOL

     Le Directeur du CIAPOL a, pour sa part, insisté sur les défis structurels auxquels l’institution reste confrontée, notamment la recrudescence des urgences environnementales, les besoins en équipements spécialisés, le poids des charges de fonctionnement et la précarité du statut de certains agents. L’intégration des agents contractuels à la Fonction Publique, la mise en service effective du laboratoire et le renouvellement des équipements de lutte contre les pollutions accidentelles figurent parmi les priorités stratégiques identifiées pour renforcer durablement les capacités du CIAPOL.
      Au terme de cette rencontre, un message fort se dégage : le CIAPOL demeure un pilier incontournable de la politique environnementale nationale et un outil stratégique au service de la sécurité environnementale de la Côte d’Ivoire. Dans un contexte marqué par l’accélération de la transition écologique, l’institution est appelée à changer d’échelle, à se moderniser et à consolider ses acquis.
Soutenue par une volonté politique affirmée et portée par l’engagement de ses équipes, l’action du CIAPOL s’inscrit désormais dans une dynamique de renforcement et de projection vers l’avenir. Plus qu’un organe de contrôle, le CIAPOL s’affirme comme un acteur clé de la transformation écologique du pays, au service des générations présentes et futures, et comme un symbole d’espoir pour une Côte d’Ivoire plus résiliente, plus responsable et résolument tournée vers un développement durable maîtrisé.

La Redaction

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